Marie

By Alfred de Musset

Written 1852-01-01 - 1852-01-01

Ainsi, quand la fleur printanière

Dans les bois va s'épanouir,

Au premier souffle du zéphyr

Elle sourit avec mystère ;

Et sa tige, fraîche et légère,

Sentant son calice s'ouvrir,

Jusque dans le sein de la terre

Frémit de joie et de désir.

Ainsi, quand ma douce Marie

Entr'ouvre sa lèvre chérie,

Et lève, en chantant, ses yeux bleus,

Dans l'harmonie et la lumière

Son âme semble tout entière

Monter en tremblant vers les cieux.