Post-scriptum

By Jean Richepin

Written 1894-01-01 - 1894-01-01

Non, les chansons du vent et les chansons des vagues

À qui sait leur ouvrir son cœur, ne sont pas vagues ;

Cette mer impassible, elle connaît l’émoi ;

Elle plaint, et console, et guérit, maternelle ;

Elle fait pour tous ceux qui s’épanchent en elle

Ce qu’elle a fait pour moi ;

Mais il ne sied pas, fût-ce en confidences vagues,

Que soit prostitué ce que m’ont dit les vagues

Ni ce que je leur ai conté dans mon émoi ;

Et les plus doux accents de la mer maternelle,

Et les pleurs les plus fous que j’ai versés en elle.

Je les garde pour moi.