A angelica

By Alphonse Lamartine

Written 1839-01-01 - 1839-01-01

Jeune voix que Dieu fit éclore

Comme un hymne au matin du jour ;

Chaque ame en ce triste séjour

Pour loi fut un temple sonore

Que tu remplis de sons, de délire et d'amour !

Bulbul, ainsi que loi, ne chante qu'une aurore ;

Mais il revient souvent au bois qu'il a quitté,

Écouter si du roc la source coule encore,

En soupirs aussi purs, si le son s'évapore,

Si la rosée y tombe aux tièdes nuits d'été.

Ah ! reviens comme lui, bel oiseau qui t'envole !

Tu trouveras toujours un écho dans nos bois,

Un désert dans nos cœurs qu'aucun bruit ne console,

Et des pleurs dans nos yeux pour tomber à ta voix !