A berlin !
Written 1871-01-01 - 1871-01-01
L’aigle a tremblé pour ses petits ;
La mère a tremblé pour ses fils ;
L’orage a fait trembler la terre ;
Mais le Français ne tremble pas !
Pour lui ni foudre ni tonnerre ;
Car il sait affronter la guerre.
Voyez-le courir à grand pas…
C’est lui le géant des combats !
Non ! non ! jamais ! jamais la France
N’aura d’autre nom que le sien !
Plutôt la mort que la souffrance
Du joug prussien !
A Berlin !… Vive la France !…
Orgueilleux gendarmes du Rhin,
Vous nous vendez cher votre vin ;
Nous saurons défoncer la pièce ;
Car le Français ne tremble pas !
Il rit de votre double ivresse.
Le Français marche sans faiblesse,
Voyez-le courir à grands pas…
C’est lui le géant des combats !
Non ! non ! jamais ! jamais la France
N’aura autre nom que le sien !
Plutôt la mort que la souffrance
Du joug prussien !
A Berlin !… Vive la France !…
Prussiens, ralentissez vos cris ;
Vous ne viendrez pas à Paris
Baigner vos chevaux dans la Seine ;
Car le Français ne tremble pas !
Il vous devance dans la plaine
Où vous périrez hors d’haleine ;
Voyez-le courir à grands pas…
C’est lui le géant des combats !
Non ! non ! jamais ! jamais la France
N’aura autre nom que le sien !
Plutôt la mort que la souffrance
Du joug prussien !
A Berlin !… Vive la France !…
Le sang versé sur le chemin
Nous guidera jusqu’à Berlin.
Nous y serons avant l’automne ;
Car le Français ne tremble pas !
Entendez-vous ?… le canon tonne !…
Le Français est fils de Bellone ;
Voyez-le courir à grands pas…
C’est lui le géant des combats !
Non ! non ! jamais ! jamais la France
N’aura autre nom que le sien !
Plutôt la mort que la souffrance
Du joug prussien !
A Berlin !… Vive la France !…