A e… en lui offrant « mes prisons »

By Paul Verlaine

Written 1890-01-01 - 1890-01-01

JE suis prisonnier de tes yeux.

Toujours, – et parfois de tes bras.

Mais ne plains pas ces embarras

Qui ne sont guère qu’ocieux.

L’odieux, ô mais, là c’est dur,

C’est que mon cœur est en prison

En même temps que ma raison

Dans ton amitié, cachot pur !

Et bien que trop intelligents,

Mes désirs, quoique diligents,

S’en ressentent jusqu’à parfois

Ressembler à d’affreux courroux…

Mais tu les mets sous les verroux

De ta bonté, cœur, geste et voix.