A mademoiselle bartet

By François Coppée

Written 1925-01-01 - 1925-01-01

Mon avril et sa primevère

Sont loin. Je suis vieux, je me tais.

Adieu les vers où je chantais

L’amour qui fut ma grande affaire.

J’ai mis dans un oubli sévère

Ces rimes du temps où j’aimais,

Et je ne les lis plus jamais.

Fleurs d’herbier ! Papillons sous verre !

Mais, Bartet, votre exquise voix

Leur rend le charme d’autrefois.

Mon cœur s’émeut à vous entendre.

Les papillons sont palpitants,

Les fleurs donnent un parfum tendre ;

Et j’ai mon arrière-printemps.