A mademoiselle e. h.
Written 1854-01-01 - 1854-01-01
Tu fus pour moi cet ange radieux
Que Dieu créa pour consoler mon âme
Et pour jeter sur mon front soucieux
Une douce auréole, un rayon, une flamme.
Pour soutenir mes pas au dur chemin
Où tout homme faiblît quand le doute l'accable,
Tu fus pour moi cet ange secourable
Qui dit : Espère ! en nous tendant la main.
Il me fallait ta voix sainte et bénie ;
Il me fallait ton regard, où j'allais
Puiser alors une paix infinie
Pour mes douleurs sombres, que j'oubliais.
Tu me disais : Courage ! et, sur ma voie,
Près du chardon soudain brillait la fleur ;
Meschants étaient l'écho de ton bonheur,
Ma joie était un reflet de ta joie.