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Written 1881-01-01 - 1898-01-01
Cette ondine sous son bonnet
Ciré, mouillant un frais visage,
C'est Étoile que reconnaît,
Chaque été, notre paysage.
Tout le vent qui gonfle la voile
Sera de désirs obéis
Et que se lève votre étoile
Au phare de chaque pays.
Comme je ne vous blâme point
Eaux thermales qui la soignâtes
D'avoir décoré d'embonpoint
La plus blanche des Auvergnates.
Que la Dame soit en joie
Sous cette pierre j'ai mis
Le vœu que son toit festoie
Toujours les mêmes amis.
A l'oubli tendre défi d'ailes
Les instants qu'ils nous ont valus
Attardés, inquiets, fidèles
Voltigent autour des Talus.
La dame pour faire semblant
Dans une piscine éternelle
Plonge son pied au reflet blanc
Mais la jeune source est en elle.
Les notes que vers le ciel proche
Émet Madame Degrandi
Me semblent de cristal de roche
Plutôt que de sucre candi.
Ami de notre Amie, on est
Le vôtre et voilà qui me tente ;
Déjà mon esprit vous connaît
Au travers de sa voix chantante.
Que Charlotte Aurélie ou Claire
Prenne vers vous la clé des champs
Pour sourire, danser ou plaire
Je l'approuve mon cher Deschamps.
Un beau nom est l'essentiel
Comme dans la glace on s'y mire
Céline reflète du ciel
Juste autant qu'il faut pour sourire.
Mon cher Émile
On s'attache
A qui longtemps vous tondit
Ou frisa votre moustache
D'un coup de fer inédit.
Tranquille si mon canot penche
Jeanne regarde avec l'esprit
Surgir épanouie et blanche
Une fleur d'eau qui se sourit.
Vol très haut du vers devant
Son souhait, faut-il conclure
Qu'aime à te suivre en rêvant
Miss Émeline L. Maclure !
Un rossignol aux bosquets miens
Jette sa folle et même perle
Il prélude et je me souviens
De Mademoiselle Diéterle.
Cet honnête petit soldat
Le front penché sur votre épaule
Comme je voudrais qu'il gardât
Un souvenir exquis de Paule.