Au revoir

By Marceline Desbordes-Valmore

Written 1843-01-01 - 1843-01-01

Sous tes longs cheveux d'or, quand tu cours sur la grève

Au vent,

Si quelque prompt ramier touche ton front qui rêve

Souvent,

De cette aile d'oiseau, ne prends pas, ô ma fille !

D'effroi :

Pour baiser son enfant, c'est une âme qui brille :

C'est moi !

Parmi d'autres enfans qui le font toute heureuse,

Le soir,

Quand tu vas au jardin, lasse d'être rieuse,

T'asseoir ;

Si tu t'inquiétais comment je passe l'heure,

Sans toi,

Penche un peu ton oreille à cet oiseau qui pleure :

C'est moi !