(au roi)
Written 1949-01-01 - 1949-01-01
Dieu t'exauce, ô mon Roi, pour le salut du monde
Sous les vents de l'exil !
Et le nom de Marie en ta nef vagabonde
Te garde de péril !
Qu'un Saint cher aux François nous baille près de Vienne
Qu'armé du Crucifix,
Tu rentres en bon port… et Sainte se souvienne
De l'Aîné de ses fils !
Pour qu'un jour, sous ta main, de monts et de merveilles
Nous soyons les témoins,
Dieu te rende au centuple et tes soins et tes veilles,
Dieu ne peut faire moins !
Les souhaits, les projets que nourrit ta prière,
Les conseils de tes nuits,
Éclosent à la fois, couvrent toute la terre
Et de fleurs et de fruits.
L'honneur sera pour tous de voir qu'il te conserve
Toujours tous ses amours,
Et que soit ton retour, chez ton serf et ta serve,
Le retour des beaux jours !
Oui, le Seigneur s'accorde à toutes tes suppliques,
Si comme toi je lis :
Aussi bien sur les rois que sur les républiques
Règne la fleur de Lys.
Et j'ai vu dans le ciel, s'il faut ici traduire
Le texte mot pour mot,
Que sept grands potentats près de toi vont reluire
Comme le Chariot.
De chars et de chevaux où d'autres se confient
Trop ne nous soucions ;
Nous, c'est au Saint nom Dieu, dont ils ne se méfient,
Que nous nous confions.
Mille obligations qui les rendent esclaves
Eurent pièges pour eux ;
Ces tyrans, de leurs mains, se forgent mille entraves
Sans qu'ils soient plus heureux.
Dieu, ne retarde plus l'heure des bienvenues
Au plus juste des rois,
Que déjà mille cris élèvent jusqu'aux nues
Comme sur le pavois !