Chanson de Juin

By Auguste Lacaussade

Written 1876-01-01 - 1876-01-01

L'humide éclat du lys, le blond duvet des pêches

Seraient moins doux pour moi, moins frais que ton baiser.

L'abeille du désir vole et veut se poser,

Veut se poser, ô fleur ! à tes lèvres si fraîches.

La rose ouvre son cœur à l'amoureuse mouche,

Et l'enivre de miel et la berce au zéphyr.

Quand pourrai-je, à mon tour, sur tes lèvres cueillir,

Miel divin, le baiser qui parfume ta bouche ?

Dans l'air plein de soleil entends-tu ces murmures ?

Que disent les oiseaux au dôme épais des bois ?

Ce que te dit mon cœur qui gémit dans ma voix :

J'ai faim de tes baisers et de tes lèvres mûres.