Chanson du rivage

By Jean Aicard

Written 1867-01-01 - 1867-01-01

Tra la la la la lère !

Les arbres sont contents,

Les flots dansent, la terre

A tout au plus vingt ans.

La nature palpite

D’une immense gaîté !

Le printemps, ma petite,

Est un flux de clarté.

Or la marée apporte

Toujours, en arrivant,

Une algue, bientôt morte

De soleil ou de vent.

Quand le printemps à l’âme

Porte ainsi les amours,

N’attendons pas, ô femme,

Le reflux des beaux jours !