Cythère

By Paul Verlaine

Written 1869-01-01 - 1869-01-01

Un pavillon à claires-voies

Abrite doucement nos joies

Qu’éventent des rosiers amis ;

L’odeur des roses, faible, grâce

Au vent léger d’été qui passe,

Se mêle aux parfums qu’elle a mis ;

Comme ses yeux l’avaient promis,

Son courage est grand et sa lèvre

Communique une exquise fièvre ;

Et l’Amour comblant tout, hormis

La faim, sorbets et confitures

Nous préservent des courbatures.