Destin

By Charles Le Goffic

Written 1914-01-01 - 1914-01-01

Viens au soleil, mon doux ami : console-toi.

Efface de tes yeux la lune acariâtre.

Il fallait que la foudre incendiât le toit

Et que le vent soufflât sur l’âtre.

Les clos d’Alésia ne sont-ils plus en fleur ?

Le drame magnifique et cruel devait être.

Ce n’est que dans le sang et parmi la douleur

Que l’auguste enfant pouvait naître :

L’enfant qui, mariant le sensible au divin,

Mira le rêve celte au fil latin de l’onde

Et, sous le plus léger des firmaments, devint

L’honneur et la beauté du monde.