Deuxième automnale
Written 1901-01-01 - 1901-01-01
Ta robe a épousé ton corps souple et pudique
Et sculpte de drapés tes moindres mouvements ;
Tant, qu'une allusion à quelque bucolique
Nous fait rêver en toi celle que des amants
Poursuivent par le bois automnal où tu erres,
Et qui rit et se cache au profond des clairières
Tout en laissant tomber une à une ses fleurs
Afin qu'ainsi, la découvrant, calme ses peurs
Le plus hardi de ceux que le désir talonne
De l'étreindre parmi les rousseurs de l'automne,
Éclatante de chair sans voile et de beauté…
Car, malgré l'étoffe où ton allure est tenue,
De n'avoir que ta robe aux hanches, tu es nue.