Deuxième automnale

By Lucie Delarue-Mardrus

Written 1901-01-01 - 1901-01-01

Ta robe a épousé ton corps souple et pudique

Et sculpte de drapés tes moindres mouvements ;

Tant, qu'une allusion à quelque bucolique

Nous fait rêver en toi celle que des amants

Poursuivent par le bois automnal où tu erres,

Et qui rit et se cache au profond des clairières

Tout en laissant tomber une à une ses fleurs

Afin qu'ainsi, la découvrant, calme ses peurs

Le plus hardi de ceux que le désir talonne

De l'étreindre parmi les rousseurs de l'automne,

Éclatante de chair sans voile et de beauté…

Car, malgré l'étoffe où ton allure est tenue,

De n'avoir que ta robe aux hanches, tu es nue.