Douceur

By Lucie Delarue-Mardrus

Written 1905-01-01 - 1905-01-01

Les ombres du jardin dansent sur mes pages

A travers le vitrage aussi clair que de l'eau.

Je lis les mots à travers ces paysages

Clairs obscurs, que projette avril aigre et pâlot.

Rien d'autre qu'une lecture importunée

De belles taches d'ombre et de ronds de soleil ;

Rien d'autre pour remplir la longue journée,

— Sinon mon cœur qui bat pour toi, toujours pareil.