Églogue a paul verlaine

By Jean Moréas

Written 1891-01-01 - 1891-01-01

Pour avoir tant essoufflé des cornemuses

Criardes, au fredon têtu,

D'une mauve, guide cent brebis camuses

Ménalqu' de superbe vêtu.

Maint bélier, et la profitable génisse

Qui nourrit, ses deux nouveau-nés,

Ornent l'étable de Mopse, si très nice

A dire les chants alternés.

Thyrsis se rengorge d'une coupe ouvrée

Des mains du noble Alcimédon ;

Batte, opprobre de la montagne sacrée,

D'un laurier de brigue eut guerdon.

A toi, l'honneur des Lybéthrides agrestes,

Abreuvé des parlantes eaux :

Il ne sied prix que du son de tes doigts prestes

Sur les disparates roseaux,

Divin Tityre, âme légère ! comm' houppe

De mimalloniques tymbons ;

Divin Tityre, âme légère ! comm' troupe

De satyreaux ballant par bonds.