En réponse à des vers

By Auguste Lacaussade

Written 1839-01-01 - 1839-01-01

Quand le triste Alcyon gémit,

Bercé par la vague dormante,

Sa voix glisse et tombe mourante

Sur le flot calme qui frémit.

Mais si le pauvre oiseau des mers,

Lorsque son chant plaintif expire,

Entend une voix qui soupire

Au loin répondre à ses concerts ;

Il suit sur le flot bleu qui dort

La voix qui pleure et le console,

Et pour elle au souffle qui vole

Il abandonne un doux accord.

Attentive à mes premiers chants,

Quand ta généreuse indulgence

A ma muse dans son enfance

Adresse des conseils touchants ;

Hélas ! pourquoi ne puis-je aussi,

Comme l'Alcyon qui soupire,

Tirer des cordes de ma lyre

De doux chants qui disent : « Merci ! »