F° 115

By Victor Hugo

Written 1902-01-01 - 1902-01-01

Louis, je te connais. Quoi que dise l'envie

Je ne crains rien pour toi. Tu dépenses ta vie

En festins, en chansons, en tendres rendez-vous.

Jeune, tu ris ; vieillard, tu seras grave et doux.

Au champ dont le Seigneur est le semeur et l'hôte,

Ami, tu viendras -tard, mais tu viendras sans faute.

Frère ; entre les meilleurs nous te verrons briller.

Il est plusieurs saisons où l'on peut travailler ;

On prend part en tout temps à là tâche des anges.

Tel manque à la moisson qu'on retrouve aux vendanges.