F° 48

By Victor Hugo

Written 1902-01-01 - 1902-01-01

La pluie épanche ses rosées ;

Le vent de nuit tord les buissons ;

Les âmes frappent aux croisées,

Et disent : c'est nous qui passons.

Que de fois, poursuivi d'un tourbillon de rêves,

J'ai lancé mon cheval au galop sur tes grèves

Ô sauvage océan,

Écoutant ; dans un hymne aux clameurs éloquentes

Les vagues se mêler ainsi que les bacchantes

Dans l'antique Pœan!

Et pensif j'écoutais les vagues éloquentes

Se parler, se répondre ainsi que les bacchantes

Dans l'antique Pœan !