Haies d'octobre
Written 1901-01-01 - 1901-01-01
Premier frisson de jaune aux verdures ; les haies
Sont riches d'avoir fait éclore tant de baies,
Rouges de baies
Et rouges d'oiseaux roux hôtes nombreux des haies.
Rouges-gorges tachés de rouge sous les cous,
Moineaux cuivrés parmi le sorbier et le houx,
Rouge le houx
Et rouges ces oiseaux tachés de rouge aux cous.
Sureaux aussi, régal des becs gourmands, et mûres
En grappes, et traînant, trempant dans les murmures,
Sureaux et mûres,
Des ruisselets courants pleins de menus murmures.
Eau qui clapote, envols et petits cris piquants,
Arbrisseaux, ruisselets, oiseaux, petits cancans
En cris piquants,
Grains dispersés du bec, poursuites et cancans,
Détournement du sombre où le rêve se plonge,
Tout le long de la haie en tumulte qu'on longe
Et qu'on relonge,
Ce petit monde intime et naïf où l'œil plonge !…