Honneur aux lèvres

By Germain Nouveau

Written 1949-01-01 - 1949-01-01

Honneur aux lèvres, souveraines

Du jardin de la chair, car les roses sont reines.

Ah ! qu'un jour, roses d'or, mélodieusement

Vos lèvres s'épanouissent !

Les plus doux sons s'évanouissent.

Même la voix pâlit du plus tendre instrument

Au bruit royal que font ces deux grammairiennes,

Les lèvres aériennes !

C'est à vos lèvres sur qui fume

Le duvet de la pêche en sa maturité

Que pend ce fruit qui fait les minutes jalouses :

Le baiser des épouses !

Comme un air au creux du roseau

Sur qui le berger souffle, ainsi le baiser tremble,

Hirondelle d'amour qui ramène l'été

Dans le cœur désenchanté.

Le monde est un agneau qui bêle

Dans le propre désert de son aridité.

Vous cherchez le plus doux des remèdes suprêmes :

Mais il est vos lèvres mêmes !

Honneur aux lèvres, souveraines

Du jardin de la chair, car les roses sont reines.

Ah ! qu'un jour, roses d'or, mélodieusement

Vos lèvres s'épanouissent !

Les plus doux sons s'évanouissent.

Même la voix pâlit du plus tendre instrument

Au bruit royal que font ces deux grammairiennes,

Les lèvres aériennes !

C'est à vos lèvres sur qui fume

Le duvet de la pêche en sa maturité

Que pend ce fruit qui fait les minutes jalouses :

Le baiser des épouses !

Comme un air au creux du roseau

Sur qui le berger souffle, ainsi le baiser tremble,

Hirondelle d'amour qui ramène l'été

Dans le cœur désenchanté.

Le monde est un agneau qui bêle

Dans le propre désert de son aridité.

Vous cherchez le plus doux des remèdes suprêmes :

Mais il est vos lèvres mêmes !