Hymne matinal

By Albert Ferland

Written 1893-01-01 - 1893-01-01

C'est le printemps, ma douce bien-aimée,

L'astre du jour s'élève à l'horizon,

Et l'oiselet caché dans la ramée,

En sons joyeux, égrène sa chanson.

Tout nous invite à nous ravir, ma chère,

Tout nous convie à nous charmer le cœur :

Chantons, chantons l'aurore printanière,

Ouvrons nos cœurs à l'espoir, au bonheur.

Le jour au loin sème ses rayons pâles ;

Mille reflets s'harmonisent aux cieux ;

Le nid tressaille aux clartés matinales

Et de partout monte un chant radieux.

Les papillons glissent dans la lumière ;

Les doux zéphyrs vont caresser la fleur.

Chantons, chantons l'aurore printanière,

Ouvrons nos cœurs à l'espoir, au bonheur.