Janvier

By Henriette Hervé

Written 1925-01-01 - 1925-01-01

Ce n'est pas plus d'amour, non, ni plus de tendresse,

Qui me fait ouvrir, aujourd'hui, mon cœur tout grand.

C'est parce que je ne peux pas faire autrement

Et que je suis sans force envers votre faiblesse…

J'ai su vous résister, même en proie à l'ivresse

De me savoir aimée… et voici maintenant,

Lorsque je vois vos yeux et leur pauvre tourment…

…Puisque vous avez mal… venez… qu'on vous caresse.

D'autres ont eu l'amour de vos jeunes étés,

Leur bonheur fut trop grand pour pouvoir s'arrêter

A vos plaintes… Sans haine, sinon sans envie,

Je les vois rire, et votre rire en redoubler !

…Mais moi, qui suis venue au déclin de la vie,

J'ai tant souffert, que je saurais vous consoler..,