Juillet

By Louis Ménard

Written 1876-01-01 - 1876-01-01

Le soir au crépuscule, il fait doux, tout après

Le coucher du soleil, les vertes demoiselles

Tardives, vont frôler les ruisseaux de leurs ailes ;

Les oiseaux se sont tus ; les cieux sont empourprés.

Veux-tu que nous allions promener dans les prés ?

Pas de robes de soie aux superbes dentelles,

Ni parfums, ni bijoux ; point de bottines frêles ;

Laisse libres, flotter tes beaux cheveux dorés

Que caresse la brise adorablement fraîche ;

Et sur ta joue en fleur, rose comme une pêche,

Sur ta gorge de neige au velouté si fin

Que de baisers, langage adorable et suprême !

Nous recommencerons, tous les jours, et sans fin

Le grand verbe sacré su par les cœurs « Je t'aime »