La bonne mort

By Henri Vendel

Written 1945-01-01 - 1945-01-01

La mort mûrit en moi comme un fruit du verger,

une mort familière et que mes yeux regardent

approcher doucement de la maturité.

Des soins de jardinier méticuleux retardent

l'heure des cueillaisons.

Bourrasques, o colères

du ciel, qui arrachez les feuilles et les fruits,

et l'arbre même aux mains noueuses de la terre,

Dieu vous éloigne, et garde mon clos à l'abri

Que la mort, lentement, achève d'y mûrir

et que soient doux les doigts qui la viendront cueillir