La caresse

By Paul Valéry

Written 1942-01-01 - 1942-01-01

Mes chaudes mains, baigne-les

Dans les tiennes… Rien ne calme

Comme d’amour ondulés

Les passages d’une palme.

Tout familiers qu’ils me sont,

Tes anneaux à longues pierres

Se fondent dans le frisson

Qui fait clore les paupières

Et le mal s’étale, tant,

Comme une dalle est polie,

Une caresse l’étend

Jusqu’à la mélancolie.