La Coupe

By Armand Renaud

Written 1860-01-01 - 1860-01-01

VOYANT dans ma coupe vidée

La figure de nos amours,

Tu dis : « Que n'est-elle gardée,

Par quelque dieu, pleine toujours ! »

Ne laissant aucun vide à craindre,

Moins vaudrait la coupe sans fond.

Ton œil, ne devant pas s'éteindre,

Aurait un charme moins profond.