La Jeunesse

By Louise-Victorine Ackermann

Written 1862-01-01 - 1862-01-01

Prodigue de trésors et d’ivresse idolâtre,

La Jeunesse a toujours fait comme Cléopâtre :

Un pur et simple vin est trop froid pour son cœur ;

Elle y jette un joyau, dans sa fougue imprudente.

À peine a-t-elle, hélas ! touché la coupe ardente,

Qu’il n’y reste plus rien, ni perle, ni liqueur.