La libératrice

By Henri Vendel

Written 1945-01-01 - 1945-01-01

L'heure sonne dans la nuit pure,

où nulle voix, nul bruit ne vibre.

Quelle main renversa les murs ?

A mon âme de nouveau libre,

les oiseaux calmes du silence

ont apporté le pain des rêves,

et leur vol enivrant s'élance

aux plus obscures de mes grèves.

Hier essaime dans les songes :

roses des nuits, belles du jour,

il n'est plus de peine qui ronge

le cœur où chantent ses amours.