La maison pillée,

By Henri Vendel

Written 1945-01-01 - 1945-01-01

Pendule qui sonnais dans ma maison lointaine

les heures belles d'espérances,

ta voix s'est tue, et le silence

entre les murs parle de haine.

L'essaim des pensées d'or envolé loin des livres,

il n'est plus sous mon toit que poussière et débris.

Le foyer que j'aimais, des barbares l'ont pris,

le foyer clair, ils l'ont souillé de leurs mains ivres.

O choses qui m'étaient plus douces qu'une chair,

musique évanouie des jours, calme des soirs,

et toi, charme, présence invisible et si chère,

puisque la France meurt et qu'il n'est plus d'espoir,

meurent mes souvenirs et meure ma prière !