La sieste

By Maurice Rollinat

Written 1877-01-01 - 1877-01-01

En regardant sauter les geais

Sur les hautes branches d'un chêne,

Délivré du spleen qui m'enchaîne.

Béatement je m'allongeais.

Oh ! comme alors je me plongeais

Dans la quiétude sereine,

En regardant sauter les geais

Sur les hautes branches d'un chêne !

Et, sans traiter un des sujets

Dont j'avais la cervelle pleine,

J'attendais que la nuit d'ébène

Eût effacé tous les objets,

En regardant sauter les geais.