La Ventouse

By Maurice Rollinat

Written 1883-01-01 - 1883-01-01

La Ventouse bâille et sourit,

Toujours neuve et toujours masquée

Pour notre œil fou, sage ou contrit ;

Corolle aspireuse, et braquée

Sur notre sang qui la fleurit.

Elle nous tente et nous flétrit

De son haleine âcre et musquée,

Puis, bientôt, elle nous tarit,

La Ventouse,

Jusqu'au fin fond de notre esprit

Sa succion est pratiquée :

La Mort, beaucoup moins compliquée,

Mange nos corps qu'elle pourrit ;

Mais c'est tout l'homme qui nourrit

La Ventouse !