L’Andromède

By Auguste Brizeux

Written 1874-01-01 - 1874-01-01

L’ITALIE enchaînée et nue au bord de l’onde

Laisse pendre en pleurant sa chevelure blonde :

Hélas ! elle voudrait cacher sa nudité,

Car l’étranger qui passe outrage sa beauté.

Il se rit sans pitié de cette voix plaintive

Et meurtrit le sein pur de la noble captive ;

Elle, alors, soulevant ses bras chargés de fers,

Tristement dans ses yeux roule des pleurs amers,

Et cherche vers le ciel, comme une autre Andromède,

Si quelque beau guerrier ne vient pas à son aide.