Le fin menteur
Written 1883-01-01 - 1883-01-01
En tremblant, un jour Éloi
Fut chez un pharmacopole :
« Sauf respect, je… voudrois… ‒ Quoi ?
» ‒ De l'onguent pour la vérole.
» ‒ Combien ? ‒ Deux onces, je croi. »
Le voyant saisi d'effroi,
Purgon lui dit : ‒ « Ah ! compère,
» C'est pour toi, la chose est claire,
» Car tu me parais bien sec.
» ‒ Oh ! non : c'est pour mon cher père
» Qui veut me frotter avec. »