L’écolière
Written 1870-01-01 - 1870-01-01
Je t’apprendrai, chère petite,
Ce qu’il te fallait savoir peu
Jusqu’à ce présent où palpite
Ton beau corps dans mes bras de dieu :
Ta chair si délicate est blanche,
Telle la neige et tel le lys ;
Ton sein aux veines de pervenche
Se dresse en deux arcs accomplis ;
Quant à ta bouche, rose unique,
Elle appelle mon baiser fier ;
Mais sous le pli de la tunique,
Rit un baiser encor plus cher.
Tu passeras d’humble écolière,
J’en suis sûr et je t’en réponds,
Bien vite au rang de bachelière
Dans l’art d’aimer les instants bons.