Les Cygnes sauvages

By Lucie Delarue-Mardrus

Written 1951-01-01 - 1951-01-01

J'ai, tandis que passaient ces beaux cygnes sauvages,

Regardé dans mon cœur, et je n'y ai vu rien —

Rien que du déjà vu, soit en mal, soit en bien,

Rien pour accompagner ce vol dans les nuages.

Ennuyeux cœur toujours vivant, toujours mourant,

Maison sans air, adieu ! Je ferme à clé la porte !

Cygnes blancs, revenez sur la ville en cohorte,

Sur la ville, traînant vos pattes et criant !