Les Glas

By Maurice Rollinat

Written 1883-01-01 - 1883-01-01

Chaque jour dans la basilique

Ils pleurent pour de nouveaux morts,

Lancinants comme des remords

Avec leur son mélancolique.

C'est l'appel grave et symbolique

Que j'entends au gîte et dehors.

Avec ton sanglot métallique,

Vieux bourdon, comme tu me mords !

Hélas ! mon âme est destinée,

Quand l'horrible glas retentit,

À grincer comme une damnée,

Car c'est la voix qui m'avertit

Que bientôt le train mortuaire

M'emportera comme un colis,

Et que pour le dernier des lits

Je dois préparer mon suaire.