Les muses et le poète

By Paul Verlaine

Written 1896-01-01 - 1896-01-01

MUSES de Gaillard et Ritt

Chantons vite les mérites

Des Mécènes de la Seine :

Disons vite que Jules. Roques

N’est la moitié d’un escroc

Mais le comble de l’obscène.

Proclamer très haut qu’Albert

S avine que l’on révère

Emmi plus d’un tribunal

Est le parangon bien net

De l’Éditeur déshonnête

Et du puffisme infernal…

Ne laissez croire à quiconque

Que Deschamps prénommé donc

Léon comme Léon Bloy

Soit le Bienfaiteur qu’il pré-

Tend être par mont et pré,

En ville comme au « Village ».

Ni le Souscripteur sublime

Qu’il se trompettait olim

En faveur de pauvre moi.

Mais le temps est précieux,

Laissons ces malgracieuses

Figurines de notre âge.

Paulo, modernistes Muses,

Majora, hein ? canamus.

Si nous causions politique ?

— Oui, car c’était là le hic.