Les Yeux morts

By Maurice Rollinat

Written 1883-01-01 - 1883-01-01

De ses grands yeux chastes et fous

Il ne reste pas un vestige :

Ces yeux qui donnaient le vertige

Sont allés où nous irons tous.

En vain, ils étaient frais et doux

Comme deux bluets sur leur tige ;

De ses grands yeux chastes et fous

Il ne reste pas un vestige.

Quelquefois, par les minuits roux

Pleins de mystère et de prestige,

La morte autour de moi voltige,

Mais je ne vois plus que les trous

De ses grands yeux chastes et fous !