L’hirondelle

By Aimé Camp

Written 1871-01-01 - 1871-01-01

Où vas-tu fuyante hirondelle ?

Lorsqu’après l’hiver tu revins,

Dans nos cieux quels rayons divins !

Comme la Patrie était belle !

Près verts où fleurit l’asphodèle,

Côteaux où mûrissent nos vins,

Cités dont nous étions trop vains,

Tu revis tout à tire d’aile.

O deuil ! ô pays désolé !

Notre bonheur s’est envolé

Comme tu t’envoles toi-même.

Mais nos drapeaux vaincront encor.

A ton retour, nos palmes d’or

Te charmeront, oiseau que j’aime.