L’historien

By Jean Aicard

Written 1867-01-01 - 1867-01-01

Parfois l’historien qui sonde

Les grands règnes évanouis,

Ou sur les horizons du monde

Fixe ses regards éblouis,

Voyant dans quelle nuit profonde

Les esprits dormaient enfouis ;

Et quelle tempête féconde

Les fit surgir épanouis,

Cet homme enthousiaste pleure !

Superbe, impatient de l’heure

Où l’ignorance doit périr,

Il crie en sa sainte colère :

« Ô Révolution, ma mère,

Que vous étiez lente à venir ! »