Logique

By Paul Verlaine

Written 1896-01-01 - 1896-01-01

QUAND même tu dirais

Que tu me trahirais

Si c’était ton caprice,

Qu’est-ce que me ferait

Ce terrible secret

Si c’était mon caprice ?

De quand même t’aimer,

– Dusses-tu le blâmer,

Ou plaindre mon caprice,

D’être si bien à toi

Qu’il ne m’est dieu ni roi

Ni rien que ton caprice ?

Quand tu me trahirais,

Eh bien donc, j’en mourrais

Adorant ton caprice ;

Alors que me ferait

Un malheur qui serait

Conforme à mon caprice ?