Mignonnette

By Albert Ferland

Written 1893-01-01 - 1893-01-01

Qu'elle est gentille et qu'on l'admire

Cette blonde aux airs gracieux !

Son œil, où son âme se mire,

Semble un tout petit coin des cieux.

Elle n'a nul penser morose,

Son cœur est gai comme un matin,

Dans sa mignonne bouche rose

Gazouille un doux ris argentin.

Oh ! quelle grâce brille en elle !

Partout ses charmes sont vainqueurs,

Et le seul feu de sa prunelle

Pourrait lui gagner mille cœurs !