Mondains

By Lucie Delarue-Mardrus

Written 1902-01-01 - 1902-01-01

Je ne dois nulle joie, heures empanachées,

Au sourire fardé de votre bouche en cœur.

Vous ne fûtes pour moi qu'une mauvaise fleur

Par qui mon ironie eut des larmes cachées.

Il ne vient rien de bon que des sincérités

Qu'on trouve dans un coin obscur des pauvres âmes,

Que des bougres sans nom et que des bonnes femmes

Pleurant bien leurs chagrins, riant bien leur gaîtés.

Boues, masques, ô plaisirs que rien en moi n'approuve !

Quand je passe tranquille et droite parmi vous,

Mon âme vous regards, à travers mes yeux doux,

Sauvagement et sans pitié, comme une louve.