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By Éphraïm Mikhaël

Written 1890-01-01 - 1890-01-01

Je disais : « Quand viendra la reine que j’attends,

La grande fiancée aux mains victorieuses,

Je trouverai des paroles mystérieuses,

Des mots couleur de ciel, d’aurore et de printemps.

« Et, comme réveillé d’un sommeil de cent ans

Par le baiser de ses lèvres impérieuses,

Pour dire nos amours pâles et merveilleuses

Je chanterai d’antiques hymnes éclatants. »

Et te voici ! Je tiens tes deux mains adorées,

Sans pouvoir proclamer en des chansons sacrées

La gloire de ton corps et de ton cœur charmant.

Mais près de toi, muet de voluptés étranges,

Je garde dans mon cœur silencieusement

Mon amour trop profond pour s’épandre en louanges.