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By Henri Murger

Written 1861-01-01 - 1861-01-01

Traînant, traînant ta chétive existence,

Dans les sentiers tu t'arrêtes souvent,

Regardant fuir l'ombre de l'espérance,

Spectre railleur qui va toujours devant ;

Voyant partout le vice ou la sottise,

L'hypocrisie au maintien indigné,

Sûr du destin que je te prophétise,

Marche ! Ton but n'est pas bien éloigné.

Quand du malheur tu sauras le martyre,

Lorsque ton cœur sera triste, ulcéré,

Ne pleure pas, tes larmes feraient rire :

Il est des gens qui n'ont jamais pleuré,

À ces heureux, loin de porter envie,

Jette en passant un regard de pitié,

Car, sans les pleurs, que sait-on de la vie ?

C'est un roman qu'on n'a lu qu'à moitié.