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By Germain Nouveau

Written 1881-01-01 - 1881-01-01

Que triste tombe un soir de novembre !

La Bougie rayonne dans la chambre.

Je rêve, et mon cœur n’y est pour rien :

Vraiment, ah vraiment, ce n’est pas bien.

Ni joie autour de nous, ni souffrance ;

Sur le front pas l’aile d’une Espérance !

Suis-je mort ? je n’entends ni ne vois.

Nul écho de la plus charmante voix.

La flamme s’allonge, et tremblotte.

Dans la chambre un novembre triste flotte.

Qui donc crois-je entendre par instants ?

Dans la mer imaginaire que j’entends,

C’est, voyez-vous, mon âme esseulée

Qui, ce soir, — novembre gronde — est ensablée !