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By Auguste Brizeux

Written 1831-01-01 - 1831-01-01

Quand on est plein de jours, gaîment on les prodigue ;

Leur flot bruyant s'épanche au hasard et sans digue ;

C'est une source vive et faite pour courir,

Et qu'aucune chaleur ne doit jamais tarir ;

Pourtant la chaleur vient, et l'eau coule plus rare ;

La source baisse ; alors le prodigue est avare :

Incliné vers ses jours comme vers un miroir,

Dans leur onde limpide il cherche à se revoir ;

Mais, en tombant, déjà les feuilles l'ont voilée,

Et l'œil n'y peut saisir qu'une image troublée.