Oiseliers

By Théodore Banville

Written 1884-01-01 - 1884-01-01

Ne sifflons rien. Qu'un damoiseau

Siffle de sa bouche mi-close,

Être appelé d'un nom d'oiseau,

C'est à quoi souvent il s'expose.

Prenez garde à votre chanson !

On peut être, même en décembre,

Appelé bouvreuil ou pinson.

Car, dit-on, naguère, à la Chambre,

Quelqu'un sifflant, comme le vent

Alors que la vague déferle

Sur le blond rivage mouvant,

Un Cicéron lui cria : Merle !